HISTORIQUE DE LA CROIX-ROUGE en NOUVELLE-CALEDONIE
L'histoire de la "Solidarité" est indissociable de l'histoire de la Croix-Rouge en Nouvelle-Calédonie puisqu'elle fait partie intégrante des principes fondamentaux de la Croix-Rouge internationale et on peut dire que toutes les actions de la Croix-Rouge relèvent de la Solidarité.
On doit signaler que le terme de "solidarité" a été substitué en 2003 au terme de "caritatifs".
Suite au décret du 11 février 1944 émanant du Général de Gaulle et instituant un Comité de coordination des Croix-Rouge Françaises dans les Territoires libérés, le 12 juillet 1944, l'Assemblée générale de la Croix-Rouge en Nouvelle-Calédonie (AFCRNC) se constitue et dépose ses statuts à l'initiative d'un groupe de personnes de bonne volonté dont les Docteurs Edouard Trubert, Marc Tivollier et le Capitaine Georges Dubois.
Le 4 janvier 1946, cette association est transformée en Comité Colonial de la Croix-Rouge Française puis deviendra successivement Comité local ou Territorial, Conseil Territorial, parfois tout simplement Croix-Rouge française de Nouvelle-Calédonie puis Délégation de la Croix-Rouge en Nouvelle-Calédonie, en 2003.
Avec l'aval de la Croix-Rouge Française (visite de Numa Daly à Paris en 1948) et l'autorisation du Gouverneur de la Nouvelle-Calédonie et Dépendances, la Croix-Rouge en Nouvelle-Calédonie prend ses fonctions. D'abord faire connaître la Croix-Rouge Française et ses grands principes, organiser diverses manifestations afin de récolter des fonds pour mener à bien ses différentes actions. Ce Comité vient en aide à la ville de Hagueneau détruite par les bombardements en instituant un parrainage.
Il devient particulièrement actif à partir de 1955 et se penche sur les problèmes sanitaires de l'époque qui frappent le Territoire à savoir la lèpre et la tuberculose en organisant les journées mondiales des hanséniens, les ventes de timbres anti-tuberculeux, en aidant et rendant visite aux malades et en sensibilisant la population à ces fléaux.
En 1950, le Comité prend conscience de la nécessité de créer "une garderie d'enfants". Le Conseil Général donne son accord pour la cession d'un terrain de 23 ares avec bâtiment donnant sur un parc planté d'arbres au siècle dernier, situé 32 rue de Sébastopol. Le bâtiment, ex-hôtel du Conseil Général, avait précédemment été occupé par le Secrétaire Général du Territoire. Le 22 février 1951, le bail est signé, bail emphytéotique de durée indéterminée.
De 1951 à 1955, travaux de réfection du bâtiment réservé au "Centre de l'Enfance" (subvention du FIDES). Ouverture du Centre de l'Enfance effectif en 1956.
A l’extérieur de la Nouvelle-Calédonie, Ce Comité avec l’aide de la population calédonienne, apportera son aide aux soldats d’Algérie (1956), puis en 1960 lance un appel en faveur des sinistrés de Fréjus (rupture du barrage de Malpassé) puis d’Agadir (tremblement de terre).
Parmi les personnes particulièrement actives à cette époque, on peut citer :
Mesdames Ethel BARRAU, Rose BEAUMONT et Renée CELIERES,
Messieurs Georges DUBOIS, Numa DALY, les Docteurs TRUBERT, RICHARD et TIVOLIER.
En 1963 et 1964, rapatriement des vietnamiens du Nord Vietnam qui concernera plus de 4.500 ressortissants s'est fait sous le contrôle de la Croix-Rouge de Nouvelle-Calédonie (en particulier Madame Ethel Barrau) et de la République démocratique du Vietnam.
Ce rapatriement entraîne des recherches pendant plusieurs années : 1963-1965, 1981-1984. De 1989 à 1991, le Docteur André DUBOIS s'attelle à la reconstitution des familles qui avaient été plus ou moins dispersées lors de ce rapatriement, après avoir participé, en 1989, au Sémniaire national des recherches.
En 1964, appel en faveur des sinistrés des typhons Irish et Joan au Sud Vietnam.
En Nouvelle-Calédonie les cyclones se succèdent, plus ou moins dévastateurs et entraînent toujours la même mobilisation de tous les bénévoles : Collen en 1969, Carlotta et Wendy en 1972, Alison en 1975, Gyan en 1981, Frank en 1999, Erica en 2003, pour ne citer que ceux-la.
De 1975 à 1980, un groupe de bénévoles rend visite aux enfants hospitalisés en pneumologie à l'Hôpital Gaston Bourret.
En 1980, sous l'impulsion de Germaine Clavier et Lucienne Cherrier et dans le giron de la Croix-Rouge, se crée "l'Association pour un Planning Familial en Nouvelle-Calédonie".
En 1982, les bénévoles de la Croix-Rouge participent activement à l'accueil des réfugiés de Santo (Chantal Beaumont, Michèle Bouquet, Lucienne Cherrier, Huguette Coursin, Anne-Marie Morault, Docteur André Dubois), puis ceux des évènements de 1984. Puis, l'arrivée du bateau russe (le Karelya), les boat-people (Docteur André Dubois) et en 1999, une collecte importante en faveur des enfants du Kosovo (Marie-Françoise Rolland et Lucienne Cherrier).
En 1999, ouverture de la Boutique rue de Sébastopol : vente de vêtements, livres et objets divers accessibles à toutes les bourses.
En 2003, création du service logistique qui collecte, répare et distribue matériel, mobilier, etc..
En 2004, ouverture des antennes de Païta et de Koné. Ouverture de "l'Accueil Mamans".
En 2005, ouverture de l'action "lutte contre l'illettrisme" et opération "Séisme Asie" suite au tsunami.
Merci à Lucienne Cherrier qui est à l'initiative de cette restitution historique.
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